|
|
Le village de Tuili et le Burkina Faso
|
|
 |

Tuili c'est 13 villages, 15 000 habitants
1 point d'eau/300 habitants en 2011
ici : carte des puits, des forages existants et des 17 à
faire soit 300 000€
|
|
|
Le village
de Tuili
|
|
|
Géographie : Tuili se
trouve dans la zone climatique "soudano-sahélienne",
surtout recouverte de savane, avec 950mm de pluie
par an concentrée de juin à octobre.
|
|
|
Économie: Les habitants de
Tuili sont principalement des agriculteurs. Les
pluies estivales permettent surtout la culture du
sorgho, du mil et du maïs. De plus, le maraîchage
fournit des récoltes de légumes (tomates,
oignons...) de septembre à décembre. Les réserves
d'eau autorisent une prolongation du maraîchage de
décembre à mars. Mais, sans moyen de conservation,
la pénurie s'installe ensuite jusqu'au retour des
pluies et des nouvelles récoltes.
Tuili produit aussi un peu de coton au revenu très
aléatoire du fait de la politique mondiale et de
l'aide américaine à ses propres cultivateurs.
|

|
|
Ce sont surtout les femmes qui s’occupent des
plantations.
|
|
|
Organisation
politique : Importance de la chefferie traditionnelle
de Tuili dirigée par le Naba Tuili. Des élections
ont mis en place des conseillers municipaux en 2006
avec une parité homme-femme parfaitement respectée,
un homme, et une femme par village, soit 26
conseiller municipaux. Mais Tuili n’ayant pas des
rentrées fiscales suffisantes, le village est
rattaché à Kombissiri.
Lors des
élections municipales en 2011, Tuili devrait être
une commune rurale de plein exercice. Si cette
décision était prise par les autorités, cela
ouvrirait la porte a des jumelages, qui sont
impossible à l’heure actuelle.
|
|
|
Linguistique : Les habitants de Tuili
parlent le Moore ; seuls ceux qui vont à l'école
apprennent le français.
|
|
| |
 |
|
|
Le Burkina Faso
|
|
|
Géographie Le Burkina Faso
est une pénéplaine, ce qui signifie que son relief
est caractérisé par des formes très douces et des
vallées très évasées. Son altitude moyenne est en
effet de 300m.
Il devait son ancien nom de Haute Volta aux trois
cours d'eau qui le traversent : le Nakambé (Volta
Blanche), le Nazinon (Volta Rouge). Et le Mouhoun
(ex Volta Noire), qui est le seul fleuve permanent
du pays avec la Camoe. Le manque d'eau est un gros
problème surtout au nord du pays en saison sèche.
|
|
|
C'est un
climat tropical avec une longue saison sèche
(novembre à mai) et une courte saison humide (juin à
octobre), saison plus courte encore au nord du pays.
Le pays est divisé en 45 provinces et 301
départements avec une population rurale à 85%, même
si les villes se développent rapidement. Les deux
principales villes du pays sont Ouagadougou (1 200
000 habitants), la capitale, et Bobo Dioulasso (310
000 habitants)
|
|
| |
|
|
|
Histoire: On situe la
constitution des premiers royaumes Mossi à partir du
11ème ou 12ème siècle. Celui de Ouagadougou, dirigé
par le Mogho Naba, devint rapidement le plus
influent. Même si le pays mossi était divisé, les
royaumes présentaient une cohésion sociale et
religieuse et une stabilité politique
exceptionnelles. Ils réussirent à se maintenir
jusqu'à la conquête française, à la fin du 19ème.
Le Burkina-Faso est colonisé à la fin du 19ème
siècle, parce qu'il est sur le chemin dans la course
de vitesse que se livrent Britanniques et Français
pour établir une domination sur la boucle du Niger
afin de rejoindre leurs colonies d'Afrique
occidentales, centrales et septentrionales. Les deux
pays lancèrent plusieurs expéditions. En 1895, La
France signe un traité de protectorat avec le
Yatenga. L'armée française prit Ouagadougou en 1896
et, en 1897, la totalité du pays était occupée.
D'abord intégré au Haut-Sénégal-Niger, puis colonie
indépendante en 1919, sous le nom de Haute-Volta, il
et est alors l'un des territoires constituant
l'Afrique Occidentale Française. (Recrutement Guerre
de 14-18). Mais le projet de création d'un Office du
Niger pour mettre en valeur le delta intérieur de
fleuve, et les besoins de main d'œuvre pour les
grandes plantations ivoiriennes, conduisent au
démantèlement du territoire en 1932. Il est divisé
entre le Niger, le Soudan et la Côte d'Ivoire. Ce
n'est que le 4 septembre 1947 que la Haute-Volta fut
réunifiée.
C'est à la même époque que des mouvements
nationalistes se développèrent. En 1956, la
loi-cadre instaure le suffrage universel dans les
colonies françaises d'Afrique et leur accorde aux
colonies plus d'autonomie administrative. La
constitution française de 1958 leur donnait une
autonomie complète. La Haute -Volta accéda à
l'indépendance le 5 août 1960 et Maurice Yaméogo
devint le premier président de la République. Le
régime devient très vite autoritaire; Yaméogo
élimine ses adversaires et instaure un système de
parti unique. Mais il finit par perdre le soutien
des notables traditionnels, des syndicats et du
clergé. Fin 1965, il annonce des mesures
d'austérité, rendues nécessaires par les difficultés
économiques du pays et une gestion désastreuse.
Il est renversé le 6 janvier 1966 par un coup d’état
militaire, mené par le lieutenant-colonel Sangoulé
Lamizana.
Celui-ci resta au pouvoir pendant 14 ans. Il mit en
œuvre une politique d'austérité économique et tenta
de mettre en place une démocratie parlementaire,
mais ce fut l'armée qui garda le pouvoir. Il fut
lui-même renversé en 1980. Deux autres coup d'état
militaires, finirent par amener le capitaine Thomas
Sankara au pouvoir en 1983. Ce fut le début d'une
nouvelle ère pour la Haute -Volta qui, le 4 août
1984 prit le nom de Burkina-Faso : le pays des
hommes intègres. Il fut assassiné à Ouagadoudou le
15 octobre 1987 et remplacé par un militaire
Blaise Campaoré. Le Président Blaise Campaoré a été
ré-élu pour la 4ème fois en 2010.
|
|
| |
|
|
|
Institutions politiques Depuis
l'adoption de la Constitution du 2 juin 1991, le
Burkina Faso a un régime semi-présidentiel. Le
Président de la République est élu au suffrage
universel pour cinq ans (renouvelables une fois) et peut dissoudre
l'Assemblée composée de 111 membres aussi élus pour
5 ans.
|
|
| |
|
|
|
Économie C'est un des pays les plus pauvres de la
planète. L'agriculture représente 32% du PIB et
occupe 80% de la population active. Il s'agit
principalement d'élevage et de cultures vivrières
(mil, sorgho, maïs, riz …) ; ces dernières
recouvrent 90% des surfaces cultivables; mais ces
vivres viennent souvent à manquer, notamment dans
les semaines précédant la saison des pluies. Les
précipitations sont mal réparties et trop souvent
insuffisantes ce qui rend le sol extrêmement aride.
Les cultures de rapport (tels que la production de
coton) progressent mais sont menacées par la
concurrence, la dégradation des cours du marché
mondial, l'apparition de produits de substitution et
l'attrait que représentent les cultures vivrières en
période de pénurie et qui font que les superficies
qui leur sont consacrées diminuent.
A cela s'ajoute d'autres handicaps :
Le Burkina n'ayant pas de débouché sur la mer, tout
le commerce extérieur transite par la Côte d'Ivoire
et le Togo. Le taux de couverture des importations
par les exportations ne dépasse pas 35%.
Les ressources énergétiques du pays sont presque
inexistantes et le sol est pauvre en matières
premières immédiatement exploitables.
Ainsi, malgré des politiques d'austérité financière
qui lui évitent de connaître des crises aussi graves
que d'autres pays de la région, l'économie du
Burkina-Faso reste très dépendante de l'aide
internationale.
|
|
| |
|
|
|
Langues Le français, langue des anciens
colonisateurs demeure la langue officielle et
administrative. Mais elle n'est parlée que par 22,8
% de la population, dont seul un tiers est
pleinement francophone. Ce sont les langues des
ethnies qui sont le plus parlées. En effet, la
population est composée d'une soixantaine d'ethnies
d'importance très inégale : Mossis 48 %, Peuls 10 %,
Lobis-Dagaris 7 %, Bobos 7 %, Mandingues 7 %,
Sénoufos 6 %, Gourounsis 5 %, Bisas 5 %,
Gourmantchés 5 % …
Il est intéressant de noter un rôle particulier et
tout à fait positif joué par le français dans les
relations inter-ethniques. C'est la langue neutre,
commune à tous et étrangère à chacun, qui permet à
tous de s'exprimer politiquement et culturellement.
En effet, on a de tout temps au Burkina-Faso
développé ce qu'on a appelé " les relations à
plaisanterie ". Lorsqu’ intervient, entre deux ou
plusieurs personnes d'ethnies différentes, un
différent susceptible de constituer les prémices
d'un conflit inter-ethnique, les insultes sont
prises comme de simples plaisanteries. Ceci permet
de limiter les différents aux mots et évite
évidemment d'envenimer les choses comme cela se
produirait si elles étaient prises au premier degré.
On aplanit ainsi les difficultés qui peuvent surgir.
---------------
|
|
|